Le reve

Le reve
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Liz a 15 ans.
On est le 12 août 2007.
Elle est en voiture avec ses parents dans la campagne Française.
Elle est heureuse, elle rit entouré de sa famille.
Pourtant, tout se termine brusquement.
On lui apprendra qu'elle a tout perdu.
Qu'elle doit refaire sa vie.
Liz a 15 ans.
Liz est seule



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# Posté le samedi 06 septembre 2008 14:17

Modifié le mercredi 17 septembre 2008 12:42

12 août 2007


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_La musique résonnait à ses oreilles, elle riait. C'était un son plein d'émotion qui provoquait en elle un sentiment d'euphorie. Elle bougeait lentement la tête en suivant le rythme de la musique. C'était un réel moment de bonheur, elle sentait qu'elle vivait l'un des moments les plus heureux de sa vie.

_Au loin, elle percevait la silhouette imposante des montagnes. Les virages incessants et la vitesse de la voiture provoquaient en elle un sentiment d'intense exaltation, les cheveux au vent, elle se sentait libre. À côté d'elle, son frère riait lui aussi, son sourire dévoilait ses dents blanches parfaitement alignées. Il avait une expression sur son visage qu'elle n'avait jamais vu en lui. Ses yeux pétillaient et une petite larme s'était formée au creux de son ½il droit tellement il riait. Devant eux, assis au volant, se tenait son père. Il semblait manier la voiture avec une telle aisance, ses yeux ne quittaient pas la route. Elle entendait son rire, si familier, l'un des sons qu'elle préférait au monde. Sur l'autre siège assis à côté de lui se tenait sa mère, toujours aussi belle. Elle ne lui avait jamais dit, mais quand sa mère souriait, son visage rayonnait de bonheur. Son sourire était comme un soleil qui pouvait eclairé les instants les plus sombres. Elle aimait se rappeler le sourire de sa mère car cela avait toujours été pour elle comme une once de bonheur et d'espoir. Sa mère, malheureusement, ne riait pas souvent, c'est sûrement cela qui faisait que son sourire était si exceptionnel.

_Elle se trouvait donc là, avec sa famille, et leur rire unit était comme la plus belle musique du monde. Rien ne la rendait plus heureuse que de voir ceux qu'elle aimait entrain de rire. Ils étaient plus unis que jamais.

_Elle voyait au loin sur la route une voiture arrivait à toute vitesse. Elle n'arrivait pas à distinguer sa couleur, elle allait trop vite. La voiture ne freinait toujours pas et continuait à foncer sur eux. Son père vira brusquement pour éviter l'autre véhicule. Le rire avait disparu pour faire face à la peur. La voiture fit une embardé. Elle se rendit alors compte que l'autre voiture leur était rentrée dedans. Alors, tout se passa au ralentit. Elle tourna la tête et vit une dernière fois le sourire de sa mère avant que tout parte en fumée. La voiture fit des tonneaux, elle entendit des cris puis...

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# Posté le samedi 06 septembre 2008 14:27

Modifié le mercredi 24 septembre 2008 16:29

Liz se réveilla en sueur. Elle regarda autour d'elle, elle se trouvait dans une chambre d'hôpital. C'était une petite pièce carré avec de grandes fenêtre qui donnait sur une sorte de cour avec des grands arbres. Elle n'avait jamais eu l'occasion de se retrouver dans une chambre d'hopital auparavent et ça lui fit tout drôle.
Mais soudain elle se redressa, que fesait elle là? Où était ses parents, pourquoi était elle seule ici? Elle entendit alors un leger frottement, comme celui d'une page qu'on tourne. Elle tourna la tête et vit un homme qu'elle ne connaissait pas. Il portait une blouse de medecin bleu ciel, comme celle que porte les acteurs dans urgence. Il était assis sur un fauteuil marron, sinistre dans un coin de la pièce. Voyant qu'elle était réveillée, il s'approcha d'elle et, d'une voix douce et calme lui demanda:

- Bonjour Liz comment vous sentez vous?
- Bien, je crois, bafouilla Liz, mais... comment vont-ils? Mes parents, Andrew ? On... on a eu un accident...L'autre voiture, euh... Où sont-ils ?


Le médecin la regarda tristement mais ne dit rien.

- Quoi? Que se passe-il ? s'écria Liz, Pourquoi vous ne dites rien ?
- Je, je suis désolé, dit l'homme, on aurait dit qu'il ne savait pas quoi dire d'autre mais pourquoi ?
- Désolé de quoi ? Expliquez- moi !


L'homme, le docteur Marx, d'après son badge, prononça alors les mots inévitable, ceux qu'elle redoutait d'entendre. Il lui annonça qu'elle avait perdu ceux qu'elle aimait le plus au monde, qu'elle avait perdu sa seule raison de vivre, d'être heureuse.

La douleur qu'elle éprouva alors était indescriptible, elle sentit que son c½ur éclatait en mille morceaux. Elle observa alors le visage de cet homme. Celui qui venait de lui dire la chose que chacun redoute d'entendre.
Il la regarda fixement, sans cillé. Il vait sur le visage une expression de pitié et de tristesse. Liz resta bouche bée, elle ne voullait pas croire ce qu'elle venait d'entendre. Elle voulait hurler, mais aucun son ne sortit de sa bouche, elle voulait mourir, mais elle resta là, sans bouger, sans pouvoir rien faire.



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# Posté le mercredi 17 septembre 2008 15:51

Modifié le samedi 27 septembre 2008 12:19

Elle entendit alors la porte de sa chambre s'ouvrir à la volée et ambre, la jeune s½ur de sa mère, entra, les yeux écarquillée, comme si elle essayait de crontrôler le flot de ses larmes. Son mascara avait coulée, et ses cheveux étaient en bataille comme si elle venait de se reveiller. Elle précipita vers sa nièce et la prit dans sas bras en pleurant. Ambre la serrait fort, très fort comme si Liz voullait partir et la quitter elle aussi. Pourtant Liz ne réagissait pas, elle continuait de regarder l'homme dans les yeux sans bouger. Ambre sembla se ressaisir et embrassa Liz sur la joue avant de sortir dans le couloir avec le médecin. La lumière devenait de plus en plus eblouissante, et Liz plissa les yeux pour voir se qu'il se passait à travers la vitre de sa porte. Elle les vit discuter, il devait de toute évidence lui raconter ce qu'il c'était passé.

Liz se redressa et tourna la tête. Elle resta assise là, sur son lit, avec pour seul vêtement une chemise de nuit blanche d'un tissu désagréable. Elle n'avait pas pleuré, et même si tout dans sa position et dans ce qu'elle portait paraissait insupportable, elle ne ressentait plus rien, comme si son cerveau était sur pause. Elle fixait le mur en face d'elle sans se rendre compte à qu'elle point sa vie allait changer.

Elle n'eut aucune réaction quand sa tante Ambre revint dans sa chambre, ni même quand plus tard les oncles, tantes, grands parents et amis étaient venus pour lui apporter leur soutien. Toutes ces personnes auraient sûrement souhaité qu'elle leur dise que tout irait bien, qu'ils allaient s'en remettre même si leur frère s½ur, fils, fille, neveu avait disparu à jamais. Pourtant, elle ne disait pas un mot, ne faisait pas un geste. Elle ne pouvait saluer personne, ne réconforter personne, elle était comme vidée de toutes substances. Sa chambre d'hôpital était noire de monde pourtant, elle ne s'était jamais sentie aussi seule. Elle entendait des cris et des pleurs tout autour d'elle, mais elle n'eut aucune réaction.

La journée passa d'une lenteur inimaginable, des gens allaient et venaient dans sa chambre. Liz refusa de toucher à son plateau-repas, elle ne voyait pas l'intérêt de manger. La nuit vint alors, la famille et les amis commencèrent à partir les uns après les autres jusqu'à ce qu'Ambre fut la dernière à rester, assise dans son fauteuil en regardant tristement Liz, cette jeune fille d'habitude si vivante qui avait maintenant l'air d'une statue.

Liz tourna la tête pour admirer le ciel, splendides, pleins d'étoiles qui scintillaient. La lune surplombait le tout, aussi brillante que milles feux. Ce spectacle semblait être une sorte de récompense pour avoir survécue à cette journée.

Liz ne voulait plus penser, voulait oublier ne serais-ce qu'une nuit cette horrible journée qui avait scellé son avenir sans qu'elle ne pu rien faire. Elle était resté là, spectatrice, en laissant sa vie changer à jamais. Elle voulait juste partir, se reposer et ne plus souffrir avant de devoir accepter la réalité.
Elle ferma les yeux et s'endormit. C'est cette nuit-là que tout a commencé, le rêve. Ce rêve qu'elle n'allait pas cesser de faire chaque nuit. Les images défilaient dans sa tête, la route, les rires, le bonheur... Puis soudain, l'autre voiture, le choc puis...

- Nooon !!

Liz se réveilla en sursaut et sentit les larmes couler, ce froid si familier. Elle ne pouvait pas s'arrêter et continua donc à pleurer et pleurer toutes les larmes de son corps, comme une pluie torrentielle qui tombe sans avertir après de longues journées de soleil.
Alerter par le cri de sa nièce, Ambre s'était réveiller d'un bond et avait pris Liz dans ses bras.

- Ma Liz, ma pauvre petite, vas-y pleure, pleure, laisse toi aller.

Liz sentit le souffle de sa tante, la chaleur de son corps contre elle. Elle commença alors à se rendre compte de ce qu'elle avait perdu, les bras d'une mère dans lesquels se reposer. Elle pleura alors de plus bel, laissant les larmes couler sur ses joues et sur celles de sa tante.

Elles restèrent comme ça un long moment, pleurant toutes les deux, l'une contre l'autre, leurs cheveux s'entremêlant. Au bout d'un certain temps, Ambre sembla juger qu'il était temps de laisser Liz se rendormir et quitta la chambre, sans doute pour prendre un café.

Pourtant Liz ne pu se rendormir, elle ne se rendormirait d'ailleurs jamais après « le rêve ».




# Posté le mercredi 24 septembre 2008 16:26

Modifié le vendredi 17 octobre 2008 12:46